« Le feu, il se moque de votre département, de vos limites, il va partout. Alors il faut s’entendre. »
Ces mots, prononcés par Edgar Pisani, ministre de l’Agriculture, en 1962, résonnent encore avec une étonnante actualité.
Il n’y a donc sans doute pas de hasard dans le nom de notre établissement public « l’Entente ». Car ces quelques mots « il faut s’entendre » expriment précisément le sens et l’esprit de solidarité qui animent l’Entente-Valabre depuis sa création en 1963. Dans le prolongement de cette histoire qui fonde notre identité, nous avons choisi de partager avec vous cette semaine une réflexion autour de la valeur : solidarité.
Le mot solidarité vient du latin solidus, qui signifie « solide », « entier » ou « complet ». Le radical solidus évoque ce qui est ferme, massif et tient ensemble grâce à la cohésion de ses parties.
Être solidaires, c’est faire en sorte que chacune et chacun, avec ses compétences, son expérience et ses moyens, contribue à la solidité de l’ensemble. Cette solidarité, nous ne la vivons pas comme un concept abstrait, nous la vivons sur le terrain et cet été encore, les feux de forêt nous l’ont rappelé avec force.
La solidarité ne se décrète pas : elle se prouve. Chaque renfort envoyé, chaque conseil partagé, chaque heure passée aux côtés d’un autre service a été une expression concrète de cette solidarité parfois même jusqu’au sacrifie ultime pour 4 de nos collègues.
Nos ainés nous ont appris à travailler ensemble, à transmettre nos connaissances, à compter les uns sur les autres et cet esprit que nous avons reçu en héritage c’est aussi tout le sens de la formation à l’Entente-Valabre. La formation est donc, elle aussi, une forme de solidarité.
Cette semaine, le Mondial du Secours et de la Protection, à Annecy, nous rappelle également cette dimension de solidarité car au-delà des matériels, des innovations et des nouvelles technologies, ce rendez-vous est avant tout un moment de rencontre. Des professionnels du secours venus de différents territoires se retrouvent pour partager leurs expériences, leurs besoins, leurs savoir-faire et leurs pratiques.
C’est finalement tout cela, la solidarité : ne jamais laisser celui qui est confronté à la difficulté de penser qu’il est seul car c’est la qualité du collectif et de l’esprit d’équipe qui permettent de réussir. Aller vers l’autre, proposer son aide, partager ce que l’on sait, créer du lien et savoir se tendre la main pour en définitif dire à l’autre : « Prends ma main ! ».











