En ce début d’année, la période des vœux constitue un temps institutionnel important. Cette semaine, la direction sera présente aux vœux du préfet de Région et de zone de défense Sud, à ceux de madame la maire d’Aix-en-Provence ainsi qu’à ceux des ordres nationaux de la légion d’honneur et de l’ordre national du mérite.
Cette tradition des vœux s’inscrit dans une histoire ancienne. Dès l’Antiquité, le passage à la nouvelle année donnait lieu à des souhaits de renouveau et de prospérité. Dans la Rome antique, le 1ᵉʳ janvier était dédié à Janus, le dieu des commencements et des fins, symbole du passage entre ce qui s’achève et ce qui commence. Cette symbolique a traversé les siècles et s’est progressivement intégrée à nos pratiques publiques et républicaines.
C’est dans ce contexte que nous souhaitons évoquer avec vous une réflexion autour de la valeur de la tradition.
L’étymologie du terme, qui vient du latin traditio, qui signifie « transmission », « action de remettre », est essentielle : la tradition n’est pas une répétition figée du passé, mais un héritage que l’on reçoit pour mieux le transmettre.
Ainsi, il convient de distinguer clairement la tradition du traditionalisme. Là où le traditionalisme enferme dans la nostalgie d’un passé idéalisé, la tradition invite à s’approprier une histoire commune afin de la dépasser et de construire l’avenir. Là où le traditionalisme exclut au nom de la différence, la tradition intègre, évolue et s’enrichit des apports nouveaux qu’elle rencontre.
Ici, à l’Entente-Valabre, la tradition est pleinement vivante et nous la cultivons au sein de notre établissement depuis plus de 60 ans. Récemment, nous avons inauguré une nouvelle allée dans le parc, installé à l’entrée du site un véhicule ancien de lutte contre les feux de forêt pour vous accueillir, célébré notre traditionnelle sainte-barbe ou encore lundi dernier, organisé notre première cérémonie des couleurs sur ce carré. Ces moments ne sont pas de simples rites formels ; ils sont des repères, des vecteurs de cohésion et des marqueurs d’identité. Ainsi notre tradition est riche et plurielle.
Partager nos traditions est une responsabilité. Les nourrir c’est les faire vivre, les comprendre et les transmettre avec exigence et discernement. Cela fait écho et s’inscrit dans la continuité de la valeur de partage que nous avons évoquée ici-même la semaine dernière, faisant à nouveau reconnaitre l’indispensable rôle du collectif au service de notre engagement commun.











