Alors que nous sommes réunis sur ce carré de cérémonie, comme chaque début de semaine, pour partager un moment solennel, symbole de notre engagement collectif et de notre attachement aux valeurs qui nous rassemblent, nous avons choisi d’évoquer avec vous cette semaine une réflexion autour de la notion du chef.
Le mot chef vient du latin caput, qui signifie « tête ». Dès le 12ème siècle, le terme s’est imposé pour désigner la personne qui commande, qui occupe le premier rang ou qui dirige un groupe.
Toutefois, si cette origine étymologique renvoie à la position de celui qui est à la tête d’un collectif, elle ne saurait, à elle seule, définir ce qu’être chef signifie véritablement. Car avant même de commander, la première condition pour être chef est sans doute de vouloir l’être, d’en accepter les exigences, d’en assumer les responsabilités et la solitude. C’est aussi le courage d’être souvent dans une situation inconfortable.
Ainsi, être chef ne s’improvise pas. Cela s’apprend, se construit et s’éprouve au fil du temps. C’est précisément tout le sens de la formation qui est dispensée ici même à l’Entente-Valabre grâce à l’accompagnement des intervenants et à la richesse de leurs connaissances nourries par la diversité de leurs parcours professionnels et de leurs expériences de terrain.
La formation représente donc bien davantage qu’une simple acquisition de savoirs. Elle constitue une étape essentielle dans la construction du savoir-être du chef et dans l’acquisition de la légitimité nécessaire à l’exercice du commandement qui ne se décrète pas, mais qui se construit au travers de la compétence, la cohérence, l’exemplarité et la confiance que l’on inspire à ceux que l’on encadre.
Par conséquent, cet état d’esprit fondé sur l’engagement, l’humilité et le sens du collectif doit guider chaque chef en lui rappelant qu’il doit être capable d’exiger, mais aussi de comprendre ; de décider, mais aussi d’écouter ; de diriger, mais aussi de protéger.
Par ailleurs, cette notion de chef trouve également sa place dans notre quotidien professionnel car chacun, à son niveau, exerce une forme de responsabilité dans l’organisation de son service, la conduite de ses missions et l’accompagnement de ses collaborateurs. Il ne s’agit pas nécessairement de commander, mais de savoir donner une direction, prendre des initiatives, faciliter le travail des autres et contribuer à une dynamique de groupe.
De plus, ce sont souvent les qualités des collaborateurs qui vous entourent qui font votre position de chef. Par leurs compétences, leurs expériences, leurs regards parfois différents du vôtre, ils contribuent à éclairer vos décisions, à conforter vos choix ou à vous amener à les reconsidérer. Ces collaborateurs sont des références sur lesquelles on peut compter et qui vous rassurent dans les moments d’incertitudes pour ainsi constituer des repères lorsque le doute s’installe et qui vous rappellent combien leur présence est essentielle.
Mesdames et messieurs vous l’aurez compris au travers de cette réflexion, la valeur d’un chef ne se mesure pas uniquement à sa capacité à diriger, mais aussi à la qualité des relations qu’il construit et à sa capacité à faire grandir le collectif tout en permettant réciproquement à ses collaborateurs de grandir à leur tour.






