Dans nos différents métiers de la sécurité civile, de la préparation à la lutte contre les risques, la capacité à agir ensemble n’est pas une simple question d’organisation. Elle est une nécessité. Aussi, dans le prolongement de ce constat, nous avons choisi de partager avec vous cette semaine une réflexion autour de la notion de coordination.
Le mot coordination vient du bas latin coordinatio, lui-même dérivé du latin classique cum (« avec, ensemble ») et ordinare (« mettre en ordre, ranger, ordonner »). L’étymologie renvoie littéralement à l’action de « mettre en ordre ensemble » ou d’agencer de manière harmonieuse les différentes parties d’un même ensemble.
La coordination ne constitue pas seulement un principe d’organisation : elle est un facteur déterminant de l’efficacité de nos interventions et peut devenir un véritable modèle d’organisation fonctionnelle. Un modèle fondé sur la complémentarité plutôt que sur la juxtaposition, sur la coopération plutôt que sur le cloisonnement, sur le partage des connaissances plutôt que sur leur dispersion, et sur la convergence des compétences au service d’une même finalité : l’intérêt général.
Aussi, la coordination repose sur la capacité de chacun à comprendre sa place, son rôle et sa responsabilité dans un collectif plus large. Elle implique également de dépasser les logiques de périmètre ou de fonction lorsque l’efficacité collective l’exige tout en se coordonnant avec les autres.
Pour autant, se coordonner ne signifie pas se substituer à l’autre car bien au contraire il s’agit de reconnaitre la compétence de chacun et faire en sorte que cette compétence contribue à un objectif partagé.
Ici même à l’Entente-Valabre, dans le cadre de sa mission de formation ; les intervenants sont les garants de la transmission d’un langage commun, de références et de culture communes faisant en sorte que la formation devienne un premier espace de coordination : « apprendre ensemble aujourd’hui pour être capables, demain, d’intervenir ensemble de manière coordonnée ».
Dans le domaine de la recherche et de l’innovation, cette dynamique se prolonge naturellement. Elles permettent de mieux comprendre les phénomènes auxquels nous sommes confrontés, d’objectiver les risques, d’analyser les évolutions et de questionner nos pratiques. Elles créent un lien indispensable entre les réalités du terrain, l’expertise scientifique et la décision.
Par conséquent, la formation, la recherche et l’innovation participent ainsi d’une même logique : former pour mieux agir, rechercher pour mieux comprendre, innover pour mieux répondre.
Au final, la coordination nous protège d’une certaine forme d’égoïsme, celle qui consiste à ne regarder que son propre intérêt jusqu’à découvrir parfois un peu tard que l’on aurait eu intérêt à agir autrement et surtout avec l’autre.











