Après avoir partagé, ces dernières semaines, des réflexions sur les valeurs de la tradition, de l’innovation, puis de l’engagement, il nous a semblé naturel de poursuivre notre réflexion autour d’une valeur qui leur donne toute leur cohérence : la responsabilité.

Le mot « responsabilité » vient du latin « respondere », qui signifie « répondre de ». Être responsable, c’est accepter de répondre de ses actes, d’en assumer les conséquences et d’en rendre compte. La responsabilité n’est pas seulement une obligation juridique ou hiérarchique, elle est une valeur. Elle engage la lucidité, le discernement et le sens du service.

Agir de manière responsable, c’est comprendre que chaque décision, même la plus modeste en apparence, produit des effets. Dans un monde où les interactions se multiplient et s’accélèrent, la responsabilité nous invite à mesurer l’impact de nos choix, à court comme à long terme.

La responsabilité ne doit néanmoins pas être perçue comme une contrainte qui limite l’action, mais au contraire comme une force qui l’oriente et lui donne sa pleine valeur.

Ici à l’Entente Valabre (je le constate tous les jours depuis mon arrivée) elle relie la tradition, en assurant la continuité et la fidélité à nos engagements ou l’innovation, en veillant à ce que le progrès soit maîtrisé et porteur de sens.

Parfois, nous pouvons nous poser la question : jusqu’où un cadre, un manager peut-il engager la responsabilité de son institution au nom de sa propre responsabilité ? Cette interrogation révèle une approche subtile entre l’initiative individuelle et l’engagement collectif. Elle peut générer une forme de confusion, amenant régulièrement à la une de l’actualité, des débats opposant la responsabilité individuelle à la responsabilité collective et se retrouve même dans les analyses de spécialistes par exemple lorsque des historiens discutent de la part respective des choix personnels et des contraintes structurelles dans certaines batailles napoléoniennes.

Cadres en formation ou personnels présents sur ce carré de cérémonie, vous devez veiller à ce que votre sens personnel du devoir et votre esprit d’initiative ne se substituent jamais à la légitimité institutionnelle dont vous êtes les garants.

Vous devez considérer la responsabilité comme une de vos valeurs fondamentales, une vertu. Lorsque vous devrez décider, vous devrez choisir ; et lorsque vous aurez fait un choix, vous devrez l’assumer, en assumer toute la responsabilité.