« Ce qui paraît clair ne l’est pas toujours. Interroger les faits, confronter les perceptions, distinguer l’essentiel de l’accessoire : voilà ce qui fonde le discernement. Face à la complexité, entre prudence et audace, ce sont votre savoir, votre expérience, votre capacité de nuance, votre sensibilité, votre force de caractère (extrait de la valeur de la semaine dernière) » auquel nous ajouterons cette semaine votre humilité qui vous permettront de donner le meilleur vous-même.
L’humilité, du latin « humilitas », dérivé de humus, signifiant « terre », nous appelle à rester enracinés, à reconnaître nos limites et à comprendre que le succès ne repose jamais sur un seul individu. Elle permet de garder la juste mesure dans nos décisions et nos actions, et elle devient un repère indispensable pour tout cadre responsable.
Dans une approche managériale, l’humilité se traduit par la capacité à reconnaître les compétences de chacun, par la confiance accordée dans la délégation et par l’aptitude à admettre que nos certitudes ne sont jamais absolues.
Un cadre humble sait faire preuve de recul et de lucidité. Il est conscient que son autorité ne se mesure pas à sa position hiérarchique mais à la confiance qu’il inspire et à la cohésion qu’il construit autour de lui. Cela lui permet de prendre les décisions les plus justes dans un climat où chacun peut apporter le meilleur de lui-même et progresser.
Un cadre qui cultive l’humilité (sans fausse modestie…) se protège de l’excès de confiance, tempère ses certitudes et aligne ses actions sur sa mission plutôt que sur sa satisfaction personnelle, voire son orgueil, le collectif demeure essentiel !
Ainsi l’humilité n’affaiblit pas l’autorité, elle permet de maintenir des convictions mesurées et de reconnaître ses limites.
Enfin, vous qui êtes en formation, l’humilité est la vertu de celui qui mesure tout ce qui lui reste à apprendre et le chemin qui lui reste à parcourir.





